Nous en avons déjà parlé il y a quelques semaines. Les travailleurs iraniens souffrent et nous, européens, ne faisons rien pour leur venir en aide. Ce n'est pas faire d'essayer. Pour l'heure, aucun syndicat français n'a daigné nous répondre sur le site facebook alors, pour la première fois, IranOLA lance une campagne d'emailing massive directement sur les sites internet des syndicats français...
Mais avant tout, voilà pourquoi il est nécessaire de prendre une petite minute de votre temps et d'écrire ne serait-ce qu'un petit message à nos syndicalistes.
Dernièrement, les syndicats iraniens ont publiés une lettre commune dans laquelle ils décrivent la situation dans laquelle ils sont. Pour ne reprendre que les points principaux, voilà ce qu'il faut retenir:
- Cette année, les salaires poussés sous le seuil de pauvreté (303 $ pour les ouvriers),
- Le gouvernement met en place des coupes budgétaires pour l’année à
venir,
- Les chiffres du chômage ne cessent de grimper,
- Même les salaires de misère sont non-payés,
- Des milliers de travailleurs et de syndicalistes sont emprisonnés,
En fait, les syndicats de travailleurs dénoncent des faits connus de tous en Iran mais qui passent inaperçus en occident. Plus de la moitié des travailleurs iraniens sont payés par l'Etat qui... Dans la réalité, ne paie pas rubis sur l'ongle.
Le Conseil des Travailleurs iraniens vient d'ailleurs de publier une déclaration allant dans ce sens:
-Le Conseil est d’avis que la grève est un droit inaliénable de chaque
travailleur. Dans la situation où des travailleurs (et surtout les fonctionnaires) ne sont pas payés
depuis 6 ou 8 mois, la grève est la seule arme entre leurs mains.
- Le Conseil condamne fermement l’investissement de plusieurs millions de
Tomans de la compagnie dans l’équipe de football alors que les salaires
et primes des travailleurs permanents ont été payés en retard et que les
salaires des travailleurs temporaires et contractuels sombrent sous le
seuil de pauvreté. Le Considère que c’est là une injustice flagrante à
l’encontre de tous les travailleurs.
- Le Conseil croit fermement que la privatisation de la sidérurgie
d’Ispahan aura des conséquences désastreuses et longues sur les vies et
les conditions de vie des ouvriers. Les conséquences désastreuses de la
période de reconstruction nous le rappelle constamment à tous. Les
sidérurgistes d’Ispahan en sont les témoins chaque jour aux premières
loges.
- Le Conseil estime qu’ « Atashkar », le journal hebdomadaire interne de la
direction, est un simple forum pour l’auto-satisfaction et la
publication des revendications ridicules de la direction, comme
l’article sur la production et la livraison de rails aux chemins de fer
iraniens, dont absolument personne n’est dupe. Aussi, le Conseil demande
la publication de rapports sur les salaires des ouvriers, les actions
de grève des travailleurs, une couverture complète des accidents causant
la mort ou des handicaps, la publication des noms des ouvriers qui ont
perdu leurs vies dans des accidents et enfin un décompte mensuel de tous
les accidents de travail dans « Atashkar ».
et surtout
- Le Conseil considère la politique de l’entreprise de blâmer les
travailleurs pour tous les problèmes de sécurité dans et autour de
l’usine (en particulier ceux qui entrainent la mort ou des infirmités
permanentes) comme cruelle et inhumaine. Il considère que les
principales causes des accidents sont les dures conditions de travail,
le matériel vieillissant et les pressions constantes de la direction sur
les ouvriers pour qu’ils produisent plus et plus rapidement.
Nous ne pouvons pas nous taire ! Nous ne pouvons pas ne pas réagir. Contactons nos syndicat et celui des patrons également.Envoyez un email au MEDEF et à la FNSEA (fnsea@fnsea.fr). Ecrivez également à la CGT, la CFDT, Yves Verier (responsable des Droits de l'Homme à Force Ouvrière), et à la COnfédération Européenne des Syndicats. Tous ces syndicats doivent soutenir les travailleurs iraniens d'une manière ou d'une autre. Qu'ont-ils fait par le passé ? Que sont-ils prêts à faire aujourd'hui ?
Nous comptons sur vous !
Pour d'autres informations sur les travailleurs iraniens, nous vous conseillons ce site en anglais.