"En Iran, malheureusement, on peut dire que les femmes sont dans une véritable situation d'esclavage", affirme l'avocat de Sakineh. Mostafaei qui vit en exil en Norvège depuis le mois de septembre, a dressé un constat juste de la situation générale des droits de l'Homme en Iran. "La République islamique d'Iran compte parmi les plus grands violateurs des droits de l'Homme dans le monde avec des exécutions par lapidation, des exécutions de mineurs de moins de 18 ans, des amputations de membres", a-t-il dit. "Des femmes, des enfants sont torturés", a-t-il ajouté en dénonçant également la censure des médias et d'internet par les autorités iraniennes.
"Si vous avez un pays qui ne respecte pas le droit de ses propres citoyens, cela veut dire que ce pays ne respectera le droit d'aucun autre pays", a-t-il mis en garde en appelant la communauté internationale à rester ferme face à la volonté de Téhéran. Il a plaidé pour des sanctions "politiques et pas seulement économiques" et notamment pour une "restriction des déplacements" à l'étranger des dignitaires iraniens.
"En Iran, le pétrole confère un grand pouvoir, le gouvernement peut ignorer la société civile, les journalistes, grâce au pouvoir que lui apportent les richesses naturelles", a-t-il dit. "Grâce à cette richesse, l'Iran peut recruter des policiers, mobiliser des forces. On peut dire que la richesse du pays est utilisée pour renforcer les activités de la police", a-t-il fait remarquer. Mostafaei est à l'origine de la mobilisation internationale pour sauver Sakineh Mohammadi-Ashtiani de la peine de mort. C'est notamment lui qui avait alerté, au début de l'été, des organisations internationales de défense des droits de l'Homme comme Amnesty et des journalistes étrangers sur le cas de sa cliente.
Alors qu'a Geneve on va bientôt se réunir pour parler des Droits de l'Homme, demandons aux ONG présente de ne pas oublier l'Iran. Ce n'est par parce qu'qils ont du pétrole qu'ils ont tous les droits. Demandons à HRW, à Patrick Mutzemberg du CCPR, à l'ONG Droits et Démocratie, a la Ligue des Femmes pour la Paix et à Nord-Sud XXI, de soutenir le débat sur les droits de l'homme en Iran. Ce n'est pas un droit... Mais leur devoir !





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